TRAVERSÉE est un projet artistique de médiation porté par le Pavillon de l’ADC et la Cie RA de MA ré. Il s’adresse à des personnes en situation de migration engagées dans un parcours d’apprentissage du français. Le projet repose sur une articulation forte entre pratique chorégraphique et apprentissage linguistique, avec pour objectif de permettre aux participant·e·s de s’approprier la langue tout en prenant part à un processus de création artistique.
À travers des ateliers réguliers, puis une phase de création intensive, les participant·e·s développent une œuvre chorégraphique collective, présentée publiquement dans le cadre de la Fête de la Danse à l’ADC et dans les communes de Genève. Ce passage par la scène constitue un moment central du projet, à la fois comme aboutissement artistique et comme espace de reconnaissance.
« – C’est la première fois que tu vas monter sur scène ? – Oui, et toi ? – À part à l’école quand j’étais enfant, je ne suis jamais monté sur scène. – Tu aimes la danse ? – Je ne sais pas, je ne danse jamais. – Qu’est-ce que tu penses de danser avec moi ? – C’est une bonne idée, mais on ne se connait pas. On se croise juste à l’école. – Tu as peur ? – Oui, mais on sera ensemble sur scène. »
Avec SYNEINAI (du grec ancien « être ensemble »), Marthe Krummenacher et Raphaële Teicher, danseuses et chorégraphes, cherchent à susciter la rencontre autour du mouvement en réunissant sur scène deux classes de Tanoa Despland, enseignante d’arts plastiques : la classe de 3e os art du Collège de Candolle et la classe d’insertion professionnelle 324 CIP de l’ACCES II, Service de l’Accueil du Secondaire II.
ENSCÈNE ENSEMBLE est un projet mené sur deux ans avec la structure sociale PAC(O) – Projets Artistiques Collaboratifs (et Orientations). Le thème du travail portait sur l’invisible : ce que l’on ne voit pas, ce que l’on pense, ce que l’on porte en soi. Le spectacle a exploré des solos pour chaque jeune ainsi que des moments collectifs, en utilisant les contraintes comme des leviers de créativité. Au centre de la scène, un canapé, objet du quotidien, est devenu tour à tour bateau, maison, cachette ou fusée, servant de point de départ et de refuge.
Comment réactiver des souvenirs de danses par la voix et le corps ? Quels souvenirs de danse nous habitent ? À quel contexte socioculturel sont-ils reliés ?
C’est en partant de ces questions que Charlotte Imbault, artiste sonore, et Marthe Krummenacher, danseuse, ont créé un projet intergénérationnel. Durant plusieurs mois, les deux artistes ont collaboré avec une classe d’ACCES II (jeunes élèves non-francophones), avec la précieuse collaboration de leur enseignante Heidi Roethlin Robel, et lors de quelques ateliers avec des personnes seniors via Cité Senior. Ces deux groupes se sont d’abord rencontrés par une correspondance de témoignages audio.
Le projet Sensas propose des expériences artistiques qui rassemblent des artistes et des jeunes originaires d’Afghanistan, de Syrie, du Pérou, du Nigeria, d’Espagne et du Brésil scolarisé·es au sein des classes d’insertion professionnelle du Service de l’Accueil du Secondaire II, ACCES II. Au travers de la photographie, du théâtre, de l’illustration, de la musique et de la danse, il s’agit, aussi bien pour les artistes que pour les jeunes, de cheminer durant une année dans une aventure collective autour de thématiques communes telles que l’identité, les rêves, la perception.
Dans le cadre des ateliers de danse, les chorégraphes Marthe Krummenacher et Raphaële Teicher ont imaginé le projet ET SI TON ENVERS ÉTAIT TON VÉRITABLE ENDROIT ?. Inspiré d’une œuvre de l’écrivaine Babouillec, les artistes ont proposé d’explorer la traduction de la parole par le mouvement, les émotions et les sensations : Comment exprime-t-on ce que l’on n’arrive pas à dire? Ce qui est ressenti de l’intérieur et ce qui est perçu de l’extérieur. ET SI TON ENVERS ÉTAIT TON VÉRITABLE ENDROIT ? examine la question de la perception de soi à l’adolescence. A un âge où le corps est en pleine mutation, les jeunes sont amené·es à prendre confiance dans la puissance du langage non verbal comme outil de communication. Ils vont rechercher un lâcher-prise, se sentir en confiance dans un projet collectif, rechercher une écoute et une attention qui permettent l’émergence et l’accueil des émotions et de l’autre. Autant de questions auxquelles les jeunes tentent de répondre à travers cette expérience.
Sept frères et soeurs. Une procédure pénale ouverte en 2015 pour maltraitance. Le passé ressurgit, éclairant une atmosphère familiale de violence quotidienne, en tension permanente. Le projet autobiographique « Il n’aura qu’à dire que tu l’as poussé dans l’escalier » s’inspire de ce vécu bouleversant.